Psychologie : faire face aux marchés

J’évoquais, il y a quelques semaines, diverses solutions possibles afin de faire face à une baisse des marchés. Depuis, le CAC 40 a perdu 4,3%… rien de bien extraordinaire. Une simple petite correction.

Pourtant, depuis début mai et le second tour de l’élection présidentielle, le marché parisien est orienté à la baisse. Il y a bien sûr l’inpact des dividendes. Il est donc intéressant de regarder le CAC 40 GR ; qui a baissé de 3,9%, contre  une correction de 5,9% pour le CAC nu.
Si la période des dividendes à bien eu un effet (2 points de baisse) depuis début mai, force est de constater que le marché parisien à entamé une (petite ?) période baissière depuis 3 mois et demi.

Pour le moment cette baisse ne représente pas grand chose. Le tout est de savoir si elle va perdurer ou bien si ce n’est qu’un feu de paille préfigurant une reprise de la hausse des marchés ? À moins que ce ne soit l’annonce d’une période plutôt stable ? Bien évidemment, je n’en ai aucune idée… Ma boule de cristal est en panne, et je n’ai pas la chance de lire le cours de bourse dans le marché de café.

La question se pose alors de comment aborder les fluctions (ou leur absence) sur les marchés ?

Marché haussier : Il s’agit très probablement, pour la grande majorité des investisseurs, de l’orientation de marché la plus simple à appréhender.
Les cours montent, les détenteurs d’actions voient leurs plus values croître, tout va bien dans le meilleur du monde.

Pourtant, tout ce qui monte fini inlassablement par descendre… c’est physique. Il ne s’agit pas là d’une question de physique, mais plutôt de mathématiques.
Quand tout semble aller pour le mieux, il faut alors commencer, au moins mentalement, à se préparer à ce que cet état de fait touche à sa fin.

Cela ne signifie pas qu’il faut tout vendre en urgence et sortir complètement des marchés, pas du tout. Il faut juste être bien conscient que toute hausse a forcément une fin. Il ne faut pas se sentir grisé par le fait d’avoir réussi à obtenir d’importantes plus values lors de ses débuts. Dans un marché haussier, il n’y a rien de plus simple.

J’ai moi-même débuté en bourse sur le tout début du dernier marché haussier, débuté mi février 2016 (mes premiers investissements remontent à la mi janvier 2016). Je n’ai donc connu que de la hausse. C’est excellent pour l’égo, mais ce n’est absolument pas formateur. J’irais presque jusqu’à dire que c’est contre productif.

Marché stable : Oui, il faut le savoir. Rien n’empêche le marché de rester stable durant plusieurs mois voir plusieures années. Un marché stable (« flat » en anglais), est un marché qui évolue dans une zone réduite offrant peut d’écart entre ses plus hauts et ses plus bas.

C’est une configuration déjà plus compliquée à aborder, dans le sens où persistent deux incertitudes majeures. Comment va s’orienter le marché par la suite (hausse ou baisse) ? Et combien de temps cette « stabilité » va-t-elle durer ?

L’avantage de ce type de marché est que les pertes éventuelles sont plutôt faibles pour un investisseur en actions. Inversement, l’inconvénient est que les gains sont eux aussi très faibles.
Dans ce type de marché il convient donc de rester prudent jusqu’à ce qu’une tendance haussière ou baissière ne fasse son apparition et permette de se positionner clairement.

Si j’évoquais, en début de cet article le fait que le marché parisien soit baissier depuis maintenant trois mois et demi (c’est la vérité en valeur absolue), rien ne permet pour autant d’exclure le fait que nous soyons en réalité dans un début de marché « flat ».
Seuls le temps et les courbes des indices permettrons réellement de définir, à posteriori, l’état du marché dans lequel nous sommes actuellement.

Marché baissier : La pire crainte de bien des investisseurs ; que le marché soit résolument orienté à la baisse !

Pourtant un marché baissier est un marché qui offre, théoriquement, de belles opportunités. Il permet notamment de se positionner sur des titres de qualité accessibles à moindre coût.
Inversement, un marché baissier, et c’est là que réside le point noir pour un grand nombre d’investisseurs, est un marché dans lequel les portefeuilles voient leur valeur diminuer sensiblement ; chose très peu agréable si il en est une.

De plus, comment savoir si la baisse est terminée ou pas ? À quel moment faut-il se décider à acheter ce beau titre qui nous fait de l’oeil depuis des mois ou des années ?

Il a déjà perdu 30% depuis quelques semaines. Cela vaut le coups (où le coût) d’acheter… mais peut-être qu’il va encore baisser et que je l’aurais encore moins cher, et en plus cela m’évitera de perdre de l’argent !

Il est clairement déconseillé (même si personnellement c’est une pratique j’apprécie) de « rattraper un couteau qui tombe ». Comprenez par là qu’il est dangereux d’acheter une action qui se casse la gue***.
Si c’est une action « solitaire » qui dévissé, c’est qu’il y a peut-être effectivement un problème de taille concernant cette société. Si c’est tout un secteur, voir tout un marché qui s’enfonce, il devient alors intéressant de réfléchir à se positionner à un niveau d’achat qui nous semble acceptable et qui sera propre à chaque investisseur.

Il faut également noter qu’après une forte baisse des marchés, ceux-ci finissent en théorie par remonter. Cela peut néanmoins prendre très longtemps. Comme le dirait n’importe quel météorologiste en herbe ; après le pluie, le beau temps.

  • Conclusion hative :

– Ouaiiiiii ça monte ! Génial j’achète !

– Pfffff ça bouge pas ! Ça crains, qu’est ce que je fais ?

– Put** ça chute ! Fait ch***, je vends !

  • Conclusion réfléchie :

– Hummm, ça monte ! C’est bien, mais ça ne peut pas aller jusqu’au ciel. J’en profite, mais méfiance quand même !

– Tiens, le marché est « flat » ! Ok, alors voyons voir…

– Ça baisse fort… Probablement l’occasion de racheter à bas prix ce que d’autres vont brader après avoir acheté au prix fort !

  • Conclusion personnelle :

– Ça monte… Crotte, mes instruments de couverture vont valoir zéro et mes gains sur les bonus cappés vont être absorbés par ces pertes. Mais quel boulet, pourquoi est-ce que je me suis autant couvert ? Pfff !

– C’est « flat »… Qu’est-ce que je me fais ch***, c’est trop tranquille. Bon, au moins, je ne perds rien (ou presque) sur les turbos put, et je vais gagner sur les bonus cappés !

– Ça chute… Voilà, on y arrive ! Le marché fait -20%, c’est tout bon pour ma stratégie d’investissement !

(Vraie) conclusion :  Chaque investisseur interprétera le marché à sa façon, et le vivra selon ses propres positions boursières.
Il faut néanmoins savoir, comprendre et se persuader que tout n’est jamais tout rose ni tout noir. Savoir nuancer les choses est primordial et nécessaire à tout investisseur souhaitant durer dans le temps.

Il est bien plus formateur (mais beaucoup moins agréable) de vivre le krach boursier du siècle plutôt que la plus grande période haussière de l’Histoire.
À titre personnel je suis prêt (du moins je pense l’être) à me confronter à une importante baisse des marchés, alors même qu’une hausse de ceux-ci me décevrait presque… Allez comprendre…

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